Communiqué de presse
En ce moment il existe une tendance lourde qui se met en place et qui est unique au Québec. Elle est à l’effet que les municipalités utilisent leurs nouveaux pouvoirs pour limiter l’accès aux plans d’eau dont elles sont riveraines à l’usage exclusif de leurs résidents. Dans certains cas elles vont timidement consentir un accès restreint aux non-résidents par contingentement et/ou des tarifs exorbitants (jusqu’à 500$/jour) qui sont franchement dissuasifs et anti-démocratiques.
Plusieurs municipalités appliquent aussi des obligations règlementaires de lavages de bateaux pour des motifs environnementaux allégués mais qui ne s’appliquent qu’aux non-résidents. De plus ces lavages ne sont pas effectués selon un processus normé et approuvé scientifiquement par le gouvernement provincial et qui soit démontré comme efficace pour les objectifs visés. Ceci donne lieu à tout un spectre de procédés primitifs et artisanaux de lavage dont l’atteinte des objectifs environnementaux visés est plus que douteuse. Dans certains cas ces lavages sont aussi systématiquement appliqués même s’il a été scientifiquement démontré qu’il n’y a aucun risque de contamination ou que le plan d’eau est déjà contaminé.
Cette nouvelle situation des accès aux plans d’eau est d’autant plus frustrante et inacceptable que les infrastructures qui leurs sont associées ont généralement été payées en totalité ou en partie par les contribuables canadiens et québécois.
D’autre part, depuis les années 50 et encore à ce jour le MRNF a ensemencé et fait la gestion de ces plans d'eau publics. Cette nouvelle situation de restriction de l’accès aux plans d’eau devient donc une flagrante injustice puisqu’elle donne essentiellement un accès unique et privilégié de la qualité faunique de ces plans d’eau résultant des efforts du MRNF et des impôts de tous les contribuables à un petit groupe d’usagers pour le simple fait qu’ils sont résidents d’une municipalité riveraine. Dans les faits ceci fait régresser le Québec à l’époque des clubs privés de chasse et pêche, situation qui avait été en partie corrigée suite à de vigoureuses luttes du peuple dans les années 1970.
Ce nouveau mode de fonctionnement anti-démocratique et discriminatoire imposé unilatéralement par les municipalités riveraines des plans d’eau du Québec ne fait qu’apporter discorde et chicane dans nos communautés.
Nous revendiquons donc le droit à la pleine jouissance et sans discrimination de tous les accès publics aux plans d’eau qui se trouvent sur le territoire du Québec et ce sans égard à la résidence ou non dans la municipalité riveraine concernée.
En conséquence nous demandons au Ministre des affaires municipale M. Laurent Lessard d’intervenir énergiquement et sans délais dans ce dossier en mettant en place une réglementation à l’intention des municipalités afin que cette discrimination anti-démocratique cesse immédiatement et qu’à nouveau tous les québécois et usagers de notre merveilleux patrimoine puissent en profiter d’une façon juste et équitable tel que prévu dans la Charte des droits et libertés dont s’est doté le Québec.