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Je tiens à vous remercier de nous suivre et de me lire. J’essaie, au minimum, de vous informer chaque mois.
L’eau n’est pas un privilège
Nous avons récemment assisté au congrès de la FedeCP, un rendez-vous incontournable pour les acteurs engagés dans la protection et la gestion de nos plans d’eau. Bien que nous ne participions pas formellement aux webinaires à titre de conférenciers, notre présence active et nos interventions ont clairement démontré que notre organisation est impliquée, attentive et crédible. Nous ne sommes certainement pas passés inaperçus.
Au cours d’une présentation portant sur les espèces exotiques envahissantes, une diapositive avançait que les tarifs de lavage exigés par certaines municipalités étaient de 50 $ à 100 $ pour le non-résidents et gratuit pour les résidents. En réaction à cette affirmation, notre vice-président, François Paquette, s’est adressé au public pour souligner le caractère discriminatoire d’une tarification gratuite pour les résidents, comparativement à des frais pouvant atteindre 50 à 100 $ pour les non-résidents. Il a rappelé que tous les usagers contribuent, par leurs impôts et leurs taxes, à la qualité de l’eau des plans d’eau, et que ce type de message, loin d’encourager les bonnes pratiques, ne donne pas envie de faire laver son bateau. Cette intervention a fortement interpellé l’auditoire et a été saluée par des applaudissements.
Cette intervention a suscité un vif intérêt dans la salle. Elle a également donné lieu à de nombreux commentaires positifs et félicitations de la part de congressistes, soulignant la pertinence de notre réflexion et la solidité de nos positions.
Sur le plan des représentations, je tiens également à souligner la publication récente de notre mémoire, un travail important qui formalise nos constats, nos préoccupations et nos recommandations.
Dans cette continuité, nous avons tenu une rencontre avec des représentants du ministère des Affaires municipales et de l’Habitation (MAMH). Les échanges ont été francs et très constructifs. Il est toutefois ressorti clairement que, compte tenu des pouvoirs actuellement octroyés aux municipalités, les leviers d’intervention au niveau administratif ministériel demeurent limités. Les changements souhaités devront inévitablement être portés au niveau politique, avec l’appui d’un ministre.
Les représentants du MAMH ont démontré une bonne connaissance des situations et enjeux exposés dans notre mémoire. Ils se sont engagés à escalader les constats et conclusions de la rencontre, de même que notre mémoire, auprès du sous-ministre et du ministre, afin d’assurer un suivi à un niveau décisionnel supérieur.
Dans les prochaines semaines, nous ferons parvenir notre mémoire aux différents ministres concernés, de même qu’aux leaders parlementaires des partis d’opposition, afin de poursuivre le travail de sensibilisation et d’élargir l’appui politique autour de nos recommandations. Pour que notre voix porte et que nos revendications aient du poids, il est primordial de pouvoir compter sur une base de membres forte, engagée et solidaire. C’est ensemble que nous serons en mesure de provoquer des changements réels et durables.
Ces actions démontrent que notre organisation est proactive, engagée et déterminée à faire entendre sa voix, tant sur le terrain que dans les espaces de concertation. Je remercie sincèrement toutes les personnes qui contribuent à cet engagement collectif.
🔹 Je vous le rappelle encore une fois : pour être entendus, nous devons être nombreux ! Il est donc essentiel de demeurer abonnés à notre site Internet et de suivre notre page et notre groupe Facebook.
💪 Ensemble, continuons à défendre nos plans d’eau avec rigueur, cohérence et conviction.
Cordialement,
Stéphan Bourgeois
Président sortant
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📄 Présentation et diffusion de notre mémoire sur l’accessibilité aux plans d’eau

Nous avons récemment présenté notre mémoire aux représentants du ministère des Affaires municipales et de l’Habitation (MAMH) et en avons assuré la diffusion sur nos réseaux sociaux. Ce document vise à mettre en lumière un enjeu devenu central pour de nombreux citoyens : l’accès aux plans d’eau du Québec est de plus en plus restreint par des barrières tarifaires et administratives.
Le mémoire démontre que l’absence de balises provinciales claires a mené à une fragmentation des pratiques municipales, où les coûts et conditions d’accès varient fortement d’un endroit à l’autre. Tarifs de lavage excessifs, frais prohibitifs pour les non-résidents, réservations obligatoires, stationnements limités ou fermés : ces mesures, prises sans harmonisation, rendent l’accès à l’eau imprévisible, inéquitable et souvent inabordable.
Nous y soutenons qu’une tarification harmonisée, raisonnable et transparente, combinée à des conditions d’accès simples et uniformes, est essentielle pour garantir un usage responsable des plans d’eau. Des frais trop élevés ou perçus comme discriminatoires n’incitent pas à la conformité ; ils découragent les usagers, favorisent l’évitement des infrastructures officielles et concentrent la pression sur un nombre réduit de sites accessibles.
Le mémoire insiste également sur le fait que l’eau et les infrastructures qui y donnent accès constituent un bien collectif, financé par l’ensemble des contribuables. À ce titre, l’accès ne devrait pas devenir un privilège réservé selon le lieu de résidence ou la capacité de payer, mais reposer sur des règles équitables, harmonisées et socialement acceptables à l’échelle du Québec.
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